Deux flics en Louisiane

True-Detective

Aujourd’hui je vais vous parler, pour la première fois, d’une série vraiment géniale qu’on m’a recommandée : True Detective. Pour information, c’est une série créée et écrite par Nic Pizzolatto, réalisée par Cary Fukanaga et diffusée depuis le 12 Janvier 2014 sur HBO. Vous l’aurez donc bien compris, c’est encore la première saison qui passe actuellement sur nos écrans et qui est toujours en production.

True Detective est une série policière, « Encore? » me direz-vous, oui mais pas un série policière comme Les Experts ou Inspecteur Navarro, je vous parle ici d’une vraie série policière, avec un scénario qui raconte une vraie histoire, des vrais acteurs (Matthew McConaughey et Woody Harrelson dans les rôles principaux), une réalisation au top; bref, du très lourd. L’histoire prend place en Louisiane en 2012 où deux policiers interrogent les détectives Rust Cohle et Marty Hart à propos d’une enquête qu’ils avaient menés sur un tueur en série en 1995.

Pour le détail je vous laisse vous faire une idée par vous même, mais la réalisation est très soignée, et la bande originale est grandiose. Pour une fois, une série policière ne se contente pas de montrer de la violence, des morts et du sang, on rentre ici dans les esprits dérangés des deux personnages principaux – Matthew McConaughey est particulièrement grandiose dans le rôle du flic psychotique – pour découvrir le drame humain qui se joue derrière une enquête. Et selon moi c’est ce qui rend True Detective si convaincant, à la manière de la série The Walking Dead, c’est que le scénario (l’enquête ou les zombies) n’est qu’un prétexte pour nous montrer un paysage humain et social très dense. Bien sûr ça ne marche que parce que les acteurs sont très bons. Néanmoins, même prit au premier degré, le scénario de la série reste incroyablement mature, sombre, digne d’un bouquin de Jean-Christophe Grangé.

Test n°6 : The Stanley Parable

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La grande tendance depuis quelques temps dans les jeux vidéo est de donner au joueur l’impression qu’il a le choix de ses faits et gestes. Bien entendu, ces choix sont toujours une habile mise en scène, une douce illusion dans laquelle on se plait à plonger car on aime se sentir libre! The Stanley Parable pousse la tromperie à l’extrême, la détourne, s’amuse avec pour nous offrir un jeu drôle et original.

Vous incarnez Stanley, employé n°427, et votre métier est simple : rester dans le bureau n°427, et appuyer sur les touches indiquées sur votre écran d’ordinateur. Mais – car il y a toujours un « mais » – votre petite routine est brisée quand, un jour apparemment comme les autres, vous ne recevez aucune instruction sur votre écran et décidez de sortir de votre bureau. C’est à ce moment que le jeu commence, vous vous retrouvez à errer dans les couloirs déserts de votre boîte, accompagnée par un narrateur qui vous racontera l’histoire que vous vivez en vous indiquant les directions à suivre pour le bon déroulement de son scénario. C’est justement là que The Stanley Parable est fantastique, c’est qu’il nous permet ou non de suivre ce que le narrateur nous demande de faire, donc libre à vous de tracer votre propre route dans ce dédale de couloirs et de portes. Le narrateur s’adapte à vos choix en changeant de comportement dans des dialogues vraiment bien pensés donnant parfois l’impression d’avoir affaire à un véritable interlocuteur.

Au total, c’est tout de même 17 fins qui s’offrent à vous selon les choix que vous décidez de faire. On peut se dire que c’est déjà énorme et pourtant ça passe assez vite et on en redemande toujours plus. En effet, on pourrait croire qu’au bout de trois ou quatre scénarios différent on se lasserait des décors, des dialogues, des choix qui sont toujours un peu les mêmes. Eh bien, non! The Stanley Parable n’est pas à proprement parlé un jeux vidéo. Il en reprend les mécaniques mais se présente plus comme un « livre » interactif dans lequel vous pensez prendre des décisions bien que tout soit écrit à l’avance, un peu à la manière des « Livres dont vous êtes le héros ». On prend donc un malin plaisir à découvrir un univers orwellien assez dense, et à désobéir au narrateur, même si nos choix sont purement illusoires. A la différence d’un jeu comme The Walking Dead ou The Wolf Among Us de Telltale Games, où tous les choix mènent finalement vers la même fin, The Stanley Parable trouve son intérêt dans une rejouabilité qui nous apporte une nouvelle expérience, un nouveau jeu à chaque fois.

En bref, The Stanley Parable est un jeu ingénieux et original qui apporte un petit vent de génie dans l’énorme vague des jeux « où le joueur a le choix » qui déferle sur nous depuis quelques années. Un titre pour le moins drôle et qui donne à réfléchir sur notre liberté dans le jeu vidéo.

Test n°5 : The Wolf Among Us – Episode 2″Smoke & Mirrors »

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Souvenez-vous, il y a quelque temps je vous parlais du premier épisode de la nouvelle série de point ‘n click de Telltale Games, The Wolf Among Us, qui avait fait forte impression avec un final à couper le souffle. Quatre mois plus tard, après une attente particulièrement longue, l’aventure peut enfin continuer pour tenter de démasquer le serial-killer de Fabletown.

Ce nouvel épisode commence juste après la découverte du second meurtre par la police de New York. C’est donc tout à fait logiquement que vous vous retrouvez en salle d’interrogatoire chez les « Communs », dont votre détesté patron, Ichabod Crane, va vous faire libérer en effaçant la mémoire de vos geôliers. De retour au boulot pour un entretien musclé avec votre suspect numéro un afin de découvrir qui est le tueur, vous découvrez que [Attention Spoil] Blanche Neige, que vous retrouvez décapitée à la fin du premier épisode, n’est en réalité pas morte. Il s’agit en fait d’une autre Fable ayant copié son apparence grâce à un Trompe l’Oeil. [Fin du Spoil] Vous examinez donc le corps sans vie et sans tête de la deuxième victime, ce qui vous conduit tout droit dans un sinistre club de strip-tease – et plus si affinités. Vos conversations avec le personnel de ce lieu pour le moins charmant vous conduira à faire des découvertes pour le moins macabres, malsaines et surtout inattendues.

En bref, ce deuxième épisode de The Wolf Among Us est aussi grandiose que le premier. Plus sombre, plus glauque, plus complexe, presque emprunt du film Se7en de David Fincher, on se réjouit de retrouver Bigby Wolf pour un temps qui semble encore trop court… Il va encore falloir prendre notre mal en patience en attendant la suite.