Test n°6 : The Stanley Parable

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La grande tendance depuis quelques temps dans les jeux vidéo est de donner au joueur l’impression qu’il a le choix de ses faits et gestes. Bien entendu, ces choix sont toujours une habile mise en scène, une douce illusion dans laquelle on se plait à plonger car on aime se sentir libre! The Stanley Parable pousse la tromperie à l’extrême, la détourne, s’amuse avec pour nous offrir un jeu drôle et original.

Vous incarnez Stanley, employé n°427, et votre métier est simple : rester dans le bureau n°427, et appuyer sur les touches indiquées sur votre écran d’ordinateur. Mais – car il y a toujours un « mais » – votre petite routine est brisée quand, un jour apparemment comme les autres, vous ne recevez aucune instruction sur votre écran et décidez de sortir de votre bureau. C’est à ce moment que le jeu commence, vous vous retrouvez à errer dans les couloirs déserts de votre boîte, accompagnée par un narrateur qui vous racontera l’histoire que vous vivez en vous indiquant les directions à suivre pour le bon déroulement de son scénario. C’est justement là que The Stanley Parable est fantastique, c’est qu’il nous permet ou non de suivre ce que le narrateur nous demande de faire, donc libre à vous de tracer votre propre route dans ce dédale de couloirs et de portes. Le narrateur s’adapte à vos choix en changeant de comportement dans des dialogues vraiment bien pensés donnant parfois l’impression d’avoir affaire à un véritable interlocuteur.

Au total, c’est tout de même 17 fins qui s’offrent à vous selon les choix que vous décidez de faire. On peut se dire que c’est déjà énorme et pourtant ça passe assez vite et on en redemande toujours plus. En effet, on pourrait croire qu’au bout de trois ou quatre scénarios différent on se lasserait des décors, des dialogues, des choix qui sont toujours un peu les mêmes. Eh bien, non! The Stanley Parable n’est pas à proprement parlé un jeux vidéo. Il en reprend les mécaniques mais se présente plus comme un « livre » interactif dans lequel vous pensez prendre des décisions bien que tout soit écrit à l’avance, un peu à la manière des « Livres dont vous êtes le héros ». On prend donc un malin plaisir à découvrir un univers orwellien assez dense, et à désobéir au narrateur, même si nos choix sont purement illusoires. A la différence d’un jeu comme The Walking Dead ou The Wolf Among Us de Telltale Games, où tous les choix mènent finalement vers la même fin, The Stanley Parable trouve son intérêt dans une rejouabilité qui nous apporte une nouvelle expérience, un nouveau jeu à chaque fois.

En bref, The Stanley Parable est un jeu ingénieux et original qui apporte un petit vent de génie dans l’énorme vague des jeux « où le joueur a le choix » qui déferle sur nous depuis quelques années. Un titre pour le moins drôle et qui donne à réfléchir sur notre liberté dans le jeu vidéo.

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