Agrougrou Méchant !

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Soyons honnête, je ne vais pas beaucoup au cinéma pour la simple et bonne raison que la majorité des sorties depuis quelques mois (voire années) sont tout bonnement merdiques… Et aussi parce que bientôt il faudra vendre un rein ou payer l’ISF pour prétendre entrer dans une salle de cinéma. Alors aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de ma dernière expérience filmique vécue dans une salle de cinéma : Godzilla de Gereth Edwards qui reboot la licence 60 ans après ses début. Le pari est osé.

Commençons donc par un résumé sommaire de la « bête » : Le jour de son anniversaire, Joseph Brody ( incarné par Bryan Cranston), physicien nucléaire dans une centrale du Japon est confronté à un incident détruisant son lieu de travail et tuant du même coup sa femme. Refusant d’accepter que la catastrophe puisse être lié à un tremblement de terre, il enquête sur ce qui s’est passé pendant 15 ans et retourne sur les lieux de l’accident avec son fils, Ford, soldat dans la Navy. Il découvre alors que la catastrophe a été provoquée par des monstres se nourrissant de radio-activité, réveillés par les essais nucléaires dans l’Océan Pacifique à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Le problème c’est que les gros monstres se dirigent droit sur la côte Ouest des USA où vit la femme de Ford.

D’abord, le film manque cruellement d’originalité. C’est toujours du vu, revu, re-revu, encore et encore. Bien sûr, on ne demandera pas à un film qui s’appelle Godzilla d’être un grand film d’auteur mais là, on est à deux doigts du copié/collé pur et dur de 90% des films du genre. On a d’un côté des grosses bébêtes qui cassent tout, et de l’autre un mauvais drame familial de série Z. En réalité, le film n’est pas si mauvais – mais pas brillant pour autant – jusqu’à l’apparition de… Godzilla. C’est malheureux. Godzilla d’ailleurs, parlons-en… Parce que si le film de Roland Emmerich avait américanisé Godzilla à la truelle, ce Godzilla semble, ne serait-ce que par l’aspect de la créature, vouloir lui rendre ses origines nippones. Or, mis à part le fait que la première moitié du film se déroule au Japon, on est à mille lieues des origines du monstre. De fait, ce Godzilla est surtout estampillé Hollywood, tout ce qu’il y a de plus Hollywood (avec la puissante armée américaine…). Grosse déception personnelle vis-à-vis de la présence de Bryan Cranston dans le film qui  été sur-montré dans les bandes-annonces pour faire vendre le film (Parce qu’au final il ne sert à rien…).

Mais il n’y a pas que du mauvais dans ce Godzilla. Dans l’ensemble, il est graphiquement très beau et certains plans sont géniaux. Mais aujourd’hui, n’importe quel film avec un budget conséquent a les moyens de payer une post-production capable de rendre les plans sublimes. Il faut aussi lui accorder, malgré son sur-américanisme, qu’il respecte bien un certain nombre d’aspects des production japonaises, comme le fait que Godzilla affronte d’autres montres titanesques, ou le fait qu’il crache des « lasers ».

Toujours est-il que la suite est déjà en route. Personnellement je pense que je vais passer mon tour.

Buggs Bunny + Michael Jordan = Basket Ball

C’est officiel : Le premier article parlant de cinéma sur ce site sera sur un mauvais film, du moins si on en croit l’avis du plus grand nombre. Le titre vous aura sûrement mit sur la piste, je veux bien entendu parler de Space Jam. Soyons clair, j’aime Space Jam, et plus qu’une critique du film, ceci est une déclaration de guerre à tous ses détracteurs (Je reconnais que « Déclaration de guerre » c’est un peu fort).

Petit résumé pour ceux qui ne connaitraient pas : Michael Jordan, légende du basket ball américain avec les Chicago Bulls, prend sa retraite pour jouer au base ball. Pendant ce temps, sur Mars, le méchant dirigeant de parc d’attraction martien veut asservir les Looney Toons pour augmenter les entrées de son parc. Pour se défendre les Toons décident de jouer leur liberté au cours d’un match de basket. Les martien, voyant leur défaite inévitable, se rendent sur terre pour voler le talents des meilleurs joueurs de la NBA. En guise de dernier espoir, les Looney Toons kidnappent Michael Jordan pour lui demander de les entrainer et de jouer cet ultime match à leur côté. Au final, les Looney Toons gagnent le match, les joueurs de la NBA récupèrent leur talent, et Michael Jordan réintègre les Bulls.

Osez me dire que c’est pas le meilleur scénario qui existe, franchement. Non mais plus sérieusement, Space Jam est un film qui, selon moi, est emblématique de la jeunesse des années 90. Un Michael Jordan au sommet de sa carrière, les Looney Toons au sommet de leur carrière aussi, un scénario moisi, un jeu d’acteur encore plus naze (même chez les Looney Toons c’est vous dire), des incrustations souvent douteuses, tout est présent pour que ce film reste à jamais un navet et pourtant je tiens quand même à ce qu’il soit réhabilité, qu’un hommage lui soit rendu car c’est un des grands films de notre enfance, même si objectivement il est nul, comme Maman j’ai raté l’avion ou Twister.