Test n°8 : The Last Of US Remastered

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Si le monde devait s’écrouler et que les zombies envahissaient les rues du monde entier combien de temps seriez-vous capable de survivre? Et surtout, que seriez-vous prêt à faire pour rester en vie? Aujourd’hui, je vous parle du Survival-Horror/Action primé plus de 200 fois de Naughty Dog, sorti en 2013 sur PS3 et remasterisé en Juillet dernier sur PS4 : J’ai nommé The Last Of Us. Alors pompe à fric ou vrai coup de coeur?

Avant tout, un petit synopsis du titre s’impose. Vous êtes Joel, un père de famille banal, qui élève seul sa fille Sarah dans la ville d’Austin. Mais votre quotidien va brutalement changer le soir de votre anniversaire avec l’apparition d’une infection au Cordyceps, un champignon toxique. Vous tentez de fuir Austin avec votre fille et votre frère, Tommy, mais vous êtes rattrapé par l’armée qui élimine tous les porteurs potentiels du virus. Sarah est touchée et meurt dans vos bras… Votre aventure commence réellement vingt ans après de début de l’épidémie. Vous avez 50 ans à présent, vous tentez de survivre du marché noir des tickets de rationnement et des armes dans ce qui reste de Boston. Votre dernière affaire ne s’est pas passé correctement et Robert, un chef de gang de seconde zone, a revendu vos armes aux Lucioles, un groupe para-militaire terroriste. La chef des Lucioles, Marlene, vous confie que pour récupérer vos armes, vous devez livrer Ellie, une jeune orpheline de 14 ans à un autre groupe de Lucioles en zone démilitarisée. Mais voilà, toutes les Lucioles au point de rendez-vous ont été tuées et Ellie s’avère être bien plus importante que prévu, elle est immunisée au Cordyceps. Il s’ensuit un road-trip à travers les États-Unis pour retrouver les Lucioles et sauver l’humanité.

A l’heure où les titres manquent encore cruellement sur les nouvelles consoles de Sony et Microsoft, l’apparition (ou plutôt la réapparition) de The Last Of Us sur PS4 laisse deux impressions. La première c’est un soulagement de voir enfin un très bon jeu apparaitre sur une plate-forme qui n’a pas encore eu l’occasion de montrer ce qu’elle avait dans les tripes; la seconde, c’est que le jeu en question est l’une des plus grosses réussite de la PS3 et donc pas quelque chose de réellement nouveau. Le verdict en ce qui concerne The Last Of Us est entièrement positif : la remasterisation apporte un vrai plus graphiquement, et le soft reste toujours un road-trip extraordinaire et poignant à travers les États-Unis. Mais quid des joueurs qui l’avaient terminé il y a un an sur PS3? Ils prendront probablement du plaisir à retrouver un titre aussi excellent mais ils n’y verront pas de franche nouveauté. Alors on serre les fesses en espérant que les jeux à venir sur PS4 et Xbox ONE ne soient pas simplement une déferlante de vieux titres à succès retapés vaguement en 4K, parce que même si l’effet nostalgie fait toujours plaisir, les joueurs veulent du neuf.

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Agrougrou Méchant !

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Soyons honnête, je ne vais pas beaucoup au cinéma pour la simple et bonne raison que la majorité des sorties depuis quelques mois (voire années) sont tout bonnement merdiques… Et aussi parce que bientôt il faudra vendre un rein ou payer l’ISF pour prétendre entrer dans une salle de cinéma. Alors aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de ma dernière expérience filmique vécue dans une salle de cinéma : Godzilla de Gereth Edwards qui reboot la licence 60 ans après ses début. Le pari est osé.

Commençons donc par un résumé sommaire de la « bête » : Le jour de son anniversaire, Joseph Brody ( incarné par Bryan Cranston), physicien nucléaire dans une centrale du Japon est confronté à un incident détruisant son lieu de travail et tuant du même coup sa femme. Refusant d’accepter que la catastrophe puisse être lié à un tremblement de terre, il enquête sur ce qui s’est passé pendant 15 ans et retourne sur les lieux de l’accident avec son fils, Ford, soldat dans la Navy. Il découvre alors que la catastrophe a été provoquée par des monstres se nourrissant de radio-activité, réveillés par les essais nucléaires dans l’Océan Pacifique à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Le problème c’est que les gros monstres se dirigent droit sur la côte Ouest des USA où vit la femme de Ford.

D’abord, le film manque cruellement d’originalité. C’est toujours du vu, revu, re-revu, encore et encore. Bien sûr, on ne demandera pas à un film qui s’appelle Godzilla d’être un grand film d’auteur mais là, on est à deux doigts du copié/collé pur et dur de 90% des films du genre. On a d’un côté des grosses bébêtes qui cassent tout, et de l’autre un mauvais drame familial de série Z. En réalité, le film n’est pas si mauvais – mais pas brillant pour autant – jusqu’à l’apparition de… Godzilla. C’est malheureux. Godzilla d’ailleurs, parlons-en… Parce que si le film de Roland Emmerich avait américanisé Godzilla à la truelle, ce Godzilla semble, ne serait-ce que par l’aspect de la créature, vouloir lui rendre ses origines nippones. Or, mis à part le fait que la première moitié du film se déroule au Japon, on est à mille lieues des origines du monstre. De fait, ce Godzilla est surtout estampillé Hollywood, tout ce qu’il y a de plus Hollywood (avec la puissante armée américaine…). Grosse déception personnelle vis-à-vis de la présence de Bryan Cranston dans le film qui  été sur-montré dans les bandes-annonces pour faire vendre le film (Parce qu’au final il ne sert à rien…).

Mais il n’y a pas que du mauvais dans ce Godzilla. Dans l’ensemble, il est graphiquement très beau et certains plans sont géniaux. Mais aujourd’hui, n’importe quel film avec un budget conséquent a les moyens de payer une post-production capable de rendre les plans sublimes. Il faut aussi lui accorder, malgré son sur-américanisme, qu’il respecte bien un certain nombre d’aspects des production japonaises, comme le fait que Godzilla affronte d’autres montres titanesques, ou le fait qu’il crache des « lasers ».

Toujours est-il que la suite est déjà en route. Personnellement je pense que je vais passer mon tour.

Deux flics en Louisiane

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Aujourd’hui je vais vous parler, pour la première fois, d’une série vraiment géniale qu’on m’a recommandée : True Detective. Pour information, c’est une série créée et écrite par Nic Pizzolatto, réalisée par Cary Fukanaga et diffusée depuis le 12 Janvier 2014 sur HBO. Vous l’aurez donc bien compris, c’est encore la première saison qui passe actuellement sur nos écrans et qui est toujours en production.

True Detective est une série policière, « Encore? » me direz-vous, oui mais pas un série policière comme Les Experts ou Inspecteur Navarro, je vous parle ici d’une vraie série policière, avec un scénario qui raconte une vraie histoire, des vrais acteurs (Matthew McConaughey et Woody Harrelson dans les rôles principaux), une réalisation au top; bref, du très lourd. L’histoire prend place en Louisiane en 2012 où deux policiers interrogent les détectives Rust Cohle et Marty Hart à propos d’une enquête qu’ils avaient menés sur un tueur en série en 1995.

Pour le détail je vous laisse vous faire une idée par vous même, mais la réalisation est très soignée, et la bande originale est grandiose. Pour une fois, une série policière ne se contente pas de montrer de la violence, des morts et du sang, on rentre ici dans les esprits dérangés des deux personnages principaux – Matthew McConaughey est particulièrement grandiose dans le rôle du flic psychotique – pour découvrir le drame humain qui se joue derrière une enquête. Et selon moi c’est ce qui rend True Detective si convaincant, à la manière de la série The Walking Dead, c’est que le scénario (l’enquête ou les zombies) n’est qu’un prétexte pour nous montrer un paysage humain et social très dense. Bien sûr ça ne marche que parce que les acteurs sont très bons. Néanmoins, même prit au premier degré, le scénario de la série reste incroyablement mature, sombre, digne d’un bouquin de Jean-Christophe Grangé.

Test n°6 : The Stanley Parable

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La grande tendance depuis quelques temps dans les jeux vidéo est de donner au joueur l’impression qu’il a le choix de ses faits et gestes. Bien entendu, ces choix sont toujours une habile mise en scène, une douce illusion dans laquelle on se plait à plonger car on aime se sentir libre! The Stanley Parable pousse la tromperie à l’extrême, la détourne, s’amuse avec pour nous offrir un jeu drôle et original.

Vous incarnez Stanley, employé n°427, et votre métier est simple : rester dans le bureau n°427, et appuyer sur les touches indiquées sur votre écran d’ordinateur. Mais – car il y a toujours un « mais » – votre petite routine est brisée quand, un jour apparemment comme les autres, vous ne recevez aucune instruction sur votre écran et décidez de sortir de votre bureau. C’est à ce moment que le jeu commence, vous vous retrouvez à errer dans les couloirs déserts de votre boîte, accompagnée par un narrateur qui vous racontera l’histoire que vous vivez en vous indiquant les directions à suivre pour le bon déroulement de son scénario. C’est justement là que The Stanley Parable est fantastique, c’est qu’il nous permet ou non de suivre ce que le narrateur nous demande de faire, donc libre à vous de tracer votre propre route dans ce dédale de couloirs et de portes. Le narrateur s’adapte à vos choix en changeant de comportement dans des dialogues vraiment bien pensés donnant parfois l’impression d’avoir affaire à un véritable interlocuteur.

Au total, c’est tout de même 17 fins qui s’offrent à vous selon les choix que vous décidez de faire. On peut se dire que c’est déjà énorme et pourtant ça passe assez vite et on en redemande toujours plus. En effet, on pourrait croire qu’au bout de trois ou quatre scénarios différent on se lasserait des décors, des dialogues, des choix qui sont toujours un peu les mêmes. Eh bien, non! The Stanley Parable n’est pas à proprement parlé un jeux vidéo. Il en reprend les mécaniques mais se présente plus comme un « livre » interactif dans lequel vous pensez prendre des décisions bien que tout soit écrit à l’avance, un peu à la manière des « Livres dont vous êtes le héros ». On prend donc un malin plaisir à découvrir un univers orwellien assez dense, et à désobéir au narrateur, même si nos choix sont purement illusoires. A la différence d’un jeu comme The Walking Dead ou The Wolf Among Us de Telltale Games, où tous les choix mènent finalement vers la même fin, The Stanley Parable trouve son intérêt dans une rejouabilité qui nous apporte une nouvelle expérience, un nouveau jeu à chaque fois.

En bref, The Stanley Parable est un jeu ingénieux et original qui apporte un petit vent de génie dans l’énorme vague des jeux « où le joueur a le choix » qui déferle sur nous depuis quelques années. Un titre pour le moins drôle et qui donne à réfléchir sur notre liberté dans le jeu vidéo.

Test n°5 : The Wolf Among Us – Episode 2″Smoke & Mirrors »

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Souvenez-vous, il y a quelque temps je vous parlais du premier épisode de la nouvelle série de point ‘n click de Telltale Games, The Wolf Among Us, qui avait fait forte impression avec un final à couper le souffle. Quatre mois plus tard, après une attente particulièrement longue, l’aventure peut enfin continuer pour tenter de démasquer le serial-killer de Fabletown.

Ce nouvel épisode commence juste après la découverte du second meurtre par la police de New York. C’est donc tout à fait logiquement que vous vous retrouvez en salle d’interrogatoire chez les « Communs », dont votre détesté patron, Ichabod Crane, va vous faire libérer en effaçant la mémoire de vos geôliers. De retour au boulot pour un entretien musclé avec votre suspect numéro un afin de découvrir qui est le tueur, vous découvrez que [Attention Spoil] Blanche Neige, que vous retrouvez décapitée à la fin du premier épisode, n’est en réalité pas morte. Il s’agit en fait d’une autre Fable ayant copié son apparence grâce à un Trompe l’Oeil. [Fin du Spoil] Vous examinez donc le corps sans vie et sans tête de la deuxième victime, ce qui vous conduit tout droit dans un sinistre club de strip-tease – et plus si affinités. Vos conversations avec le personnel de ce lieu pour le moins charmant vous conduira à faire des découvertes pour le moins macabres, malsaines et surtout inattendues.

En bref, ce deuxième épisode de The Wolf Among Us est aussi grandiose que le premier. Plus sombre, plus glauque, plus complexe, presque emprunt du film Se7en de David Fincher, on se réjouit de retrouver Bigby Wolf pour un temps qui semble encore trop court… Il va encore falloir prendre notre mal en patience en attendant la suite.

Buggs Bunny + Michael Jordan = Basket Ball

C’est officiel : Le premier article parlant de cinéma sur ce site sera sur un mauvais film, du moins si on en croit l’avis du plus grand nombre. Le titre vous aura sûrement mit sur la piste, je veux bien entendu parler de Space Jam. Soyons clair, j’aime Space Jam, et plus qu’une critique du film, ceci est une déclaration de guerre à tous ses détracteurs (Je reconnais que « Déclaration de guerre » c’est un peu fort).

Petit résumé pour ceux qui ne connaitraient pas : Michael Jordan, légende du basket ball américain avec les Chicago Bulls, prend sa retraite pour jouer au base ball. Pendant ce temps, sur Mars, le méchant dirigeant de parc d’attraction martien veut asservir les Looney Toons pour augmenter les entrées de son parc. Pour se défendre les Toons décident de jouer leur liberté au cours d’un match de basket. Les martien, voyant leur défaite inévitable, se rendent sur terre pour voler le talents des meilleurs joueurs de la NBA. En guise de dernier espoir, les Looney Toons kidnappent Michael Jordan pour lui demander de les entrainer et de jouer cet ultime match à leur côté. Au final, les Looney Toons gagnent le match, les joueurs de la NBA récupèrent leur talent, et Michael Jordan réintègre les Bulls.

Osez me dire que c’est pas le meilleur scénario qui existe, franchement. Non mais plus sérieusement, Space Jam est un film qui, selon moi, est emblématique de la jeunesse des années 90. Un Michael Jordan au sommet de sa carrière, les Looney Toons au sommet de leur carrière aussi, un scénario moisi, un jeu d’acteur encore plus naze (même chez les Looney Toons c’est vous dire), des incrustations souvent douteuses, tout est présent pour que ce film reste à jamais un navet et pourtant je tiens quand même à ce qu’il soit réhabilité, qu’un hommage lui soit rendu car c’est un des grands films de notre enfance, même si objectivement il est nul, comme Maman j’ai raté l’avion ou Twister.

Test n°4 – Assassin’s Creed IV : Black Flag – PC / PS4 / PS3 / Xbox One / Xbox 360

assassins-creed-iv-black-flag-image-large-2657Plus besoin de présenter Assassin’s Creed, le titre d’Ubisoft a fait son petit bonhomme de chemin dans le paysage vidéo-ludique depuis déjà quelques années avec toujours le même succès et revient avec un nouvel opus haut en couleur : Assassin’s Creed IV Black Flag.

Vous voilà donc dans la peau d’Edward Kenway, un capitaine pirate pendant l’âge d’or de la piraterie dans les Caraïbes au début du XVIIIème siècle, le grand père de Connor, héros d’Assassin’s Creed III. Ayant quitté l’Angleterre pour faire fortune, le jeu s’ouvre sur votre naufrage sur une plage. Seul survivant, vous vous retrouvez face à Duncan Walpole, un assassin renégat en mission pour le gouverneur de la Havane, en possession d’un mystérieux objet. Après l’avoir tué, vous quittez vos loques, lui volez sa tenue d’assassin et décidez d’accomplir à sa place la course pour le gouverneur afin d’empocher un juteuse récompense. Petit bémol : le gouverneur est un templier et le mystérieux document que vous lui remettez est une carte avec l’emplacement des camps des assassins et probablement de l’Observatoire, un sanctuaire construit par les Précurseurs permettant d’espionner une personne à partir d’une goutte de sang, à vous de réparer vos conneries et de sauver la confrérie des Assassins.  Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là, votre petite vie de pirate vous force à lutter contre les empires anglais et espagnols dans votre lutte pour établir une république pirate.

Black Flag est donc un Assassin’s Creed vraiment à part entière car vous n’êtes pas un assassin, avant tout vous êtes un pirate. Ubisoft a mit le paquet le paquet sur les batailles navales introduites dans Assassin’s Creed III puisqu’une grande partie du jeu vous forcera à utiliser votre navire: le Jackdaw, qu’il vous faudra améliorer au fur et à mesure. Abordage, exploration, chasse, pêche, assassinat, sans oublier la picole dans les tavernes, rien ne manque au rendez-vous, et pourtant le titre est vraiment singulier par rapport à ses prédécesseurs. En effet, on oublie vite que c’est à Assassin’s Creed IV qu’on joue mais plus à un simulation de Pirates des Caraïbes. Qu’on s’entende bien, Black Flag est un excellent jeu sous de nombreux rapport, mais l’accent particulier mit sur les batailles navales, la nécessité de se procurer des matériaux pour améliorer son équipement en chassant n’est pas sans rappeler Far Cry 3, un autre jeu d’Ubisoft (Que j’avais trouvé calqué sur Assassin’s Creed, la boucle est donc bouclée). Les séquences dans le présent cassent complètement le rythme et peinent à vouloir maintenir une cohérence de scénario avec les opus précédents. Finalement, elles sont plus une mise en abîme du développement du jeu dans les locaux d’Ubisoft (qui en profite pour teaser doucement sur la période historique du prochain jeu) qu’utile au scénario.

En bref, Assassin’s Creed IV : Black Flag est une nouvelle fois un excellent titre même s’il s’éloigne dangereusement de l’essence de la saga et il décevra donc les puristes du jeu (Qui diront dans tous les cas « Le dernier bon Assassin’s Creed c’est le deux »). On ne peut que saluer la prise de risque d’Ubisoft à ne pas sortir un copié/collé des précédents opus, au risque d’en décevoir plus d’un. Personnellement, l’idée à bien prit chez moi mais je conseille à ceux qui n’aiment pas les jeux en open-world et les batailles navales d’Assassin’s Creed III, entre autres, de passer leur chemin.

NB: J’ai pu lire sur Internet un certain nombre de critiques – assez sévères à mon goût – sur les graphismes, notamment sur next-gen. Tout d’abord, je trouve ça complètement faux : le jeu est graphiquement superbe, même s’il n’est pas parfait et que certains problèmes demeurent. Ensuite, je vous dirai que la nouvelle génération est sortie il y a trois mois à peine, et que par conséquent, il va peut être falloir patienter un peu pour que ce soit flagrant.

Test n°3 – Prison Architect – PC/Mac

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En cette période de fête, quoi de plus approprié que de parler de prison? C’est festif une prison, non? En tout cas, avec Prison Architect, la prison est tout de suite plus chouette! (C’est le pire slogan de l’histoire j’en conviens)

Le concept de Prison Architect est très simple : Vous êtes directeur d’une prison, à vous de vous débrouiller pour que tout se passe bien. Après un court didacticiel pour vous apprendre à maitriser les commandes de base du jeu, vous voilà jeté dans le grand bain avec votre bourse sur un terrain vague. A vous de tout créer depuis rien, créez vos premières cellules, votre cantine, vos douches; d’engager, vos ouvriers, vos gardes et vos cuistots. Créez votre réseau d’eau et d’électricité, et gare à la coupure de courant. Au fur et à mesure que vous progresserez vous pourrez débloquer de nouvelles compétences pour faire travailler vos prisonniers dans des ateliers, engager des agents d’entretien ou permettre à vos détenus de voir un psychologue. Mais le quotidien en prison n’est pas un long fleuve tranquille et quand une émeute éclatera – Et elle éclatera – à vous de l’écraser en appelant les services adéquats, d’en soigner les victimes et de réparer la casse, pourvu que les prisonniers ne se soient pas emparés des lieux.

Le plus surprenant c’est que même si l’idée de départ ne paye pas de mine, Prison Architect est au final un excellent jeu de gestion, bien plus complet que bon nombre de titres. Vous ne devez pas simplement construire et attendre que le temps passe, les prisonniers ont tous une personnalités et tenteront régulièrement de faire passer en douce outils, armes et autres objets interdits. Accueillir les détenus n’est qu’une partie de votre travail, vous devez organiser les patrouilles, les exécutions de condamnés à mort, l’emploi du temps des prisonniers et bien d’autres choses.

Graphiquement très simpliste, c’est une très bonne surprise qu’est Prison Architect pour commencer 2014. Avis aux amateurs de jeux de gestion, c’est un titre qui en vaut la peine.

Test n°2 – Zoo Tycoon – Xbox One & Xbox 360

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Pas d’aventures épiques et de combats sanglants aujourd’hui. C’est la veille de Noël et j’ai choisi de vous parler du reboot de la série Zoo Tycoon sur Xbox One et Xbox 360, sorti à la fin de Novembre 2013.

Zoo Tycoon est un jeu de Gestion/Simulation qui vous place à la tête d’un parc animalier. Bien connu des joueurs PC, le titre décide de prendre un nouveau départ en exclusivité sur les consoles de Microsoft.

L’idée générale est toujours la même : Agrandissez votre zoo pour lui faire atteindre une dimension mondiale, faites le bonheur de vos animaux et de vos visiteurs et aménagez le zoo de vos rêves. Cependant, qui dit reboot dit changement et Zoo Tycoon n’échappe pas à la règle. Les puristes du jeu sur PC seront sans aucun doute frustrés de ne pas retrouver une personnalisation aussi poussée que dans les opus précédents. Ici, enclos et marchands ont une forme prédéfinie, vous ne placez plus vos chemins vous-même mais le jeu les crée selon l’endroit où vous placez vos constructions. La décoration générale de votre parc reste bien sûr en votre pouvoir, mais comme le jeu décide pour vous d’une partie de l’aménagement, au final, à part quelques changement dans les détails, votre parc sera sensiblement toujours le même… Autre gros regret de ce reboot, c’est le nombre d’animaux. Alors qu’on s’était habitué avec les épisodes précédents à un nombre assez conséquent de bestioles en tous genres – du chimpanzé le plus commun aux dinosaures, rappelez-vous – on peut reprocher à cet opus de ne proposer que huit familles d’animaux (contenant plusieurs espèces chacune) et une dizaine de petit animaux pour les « mini-enclos ». Néanmoins, ce Zoo Tycoon a ses qualités : plutôt jolie graphiquement,  il nous porte au plus près des animaux grâce au système d’interactions avec les animaux (à savoir le nourrissage, le lavage et le jeu) clairement reprises de Kinectimals. De même, l’aspect gestion est assez simpliste et n’assouvira pas vraiment les envies des passionnés du genre.

Et c’est là tout le problème de Zoo Tycoon, il s’adresse à un public jeune. Alors oui, nourrir un éléphant et faire « coucou » à un ours c’est rigolo, mais quand on a passé 15 ans on en attend un peu plus, et c’est pour ça que ce reboot aura du mal à trouver son public, parce qu’on s’y ennui assez vite.

Bon jeu dans l’ensemble, Zoo Tycoon, pèche par son manque d’animaux et de personnalisation. Un jeu qui réjouira sans doute les plus jeunes mais qui lassera assez vite les fans de la série ou de ce genre de jeu, même s’ils pourront quand même passer un moment sympa.

Test n°1 : The Wolf Among Us – Episode 1″Faith »

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Alors que la première saison du point ‘n click The Walking Dead est encore dans toute les mémoires et que la saison 2 pointe le bout de son nez, le studio Telltale Games remet le couvert avec The Wolf Among Us en Octobre 2013.

The Wolf Among Us reprend sensiblement le même gameplay que The Walking Dead, on se retrouve une nouvelle fois aux commandes d’un point ‘n click divisé en cinq épisodes dont la narration est influencée par les choix faits par le joueur.

Mais pas d’apocalypse zombie cette fois! Le jeu prend place dans le Bronx à New York dans lequel les personnages de contes, les Fables, vivent parmi les hommes.  Vous incarnez Bigby Wolf, anciennement Grand Méchant Loup, aujourd’hui détective à la Max Payne chargé de maintenir l’ordre parmi les Fables. Vous faites la connaissance d’une mystérieuse jeune femme, Faith, alors que vous avez été appelé pour mettre fin à une dispute violente qui l’oppose au Bûcheron. Plus tard dans la nuit, vous découvrez la tête tranchée de Faith sur les marches menant à votre appartement. Grâce à l’aide de votre collaboratrice Blanche-Neige, vous devrez tenter d’identifier le meurtrier de la jeune femme avant qu’il frappe de nouveau.

Alors que le style comics et une nouvelle fois au rendez-vous plus grandiose que jamais, The Wolf Among Us pose une ambiance mature et sobre digne des meilleurs films noirs et on y retrouve des personnages de contes sombres et désabusés. La direction artistique et la bande originale sont simplement magistrales, les personnages sont attachants et le suspens reste entier du début à la fin.

Bref, Telltale Games frappe encore très fort avec qui pourrait bien être un des gros jeux de cette année. Il va être dur de prendre son mal en patience jusqu’au premier trimestre de 2014 pour poursuivre l’aventure!